Applications Facebook : après les spams, les spamis

Plus ça change, plus c’est pareil. Vous souvient-il de cette époque que je croyais pourtant révolue où, histoire d’augmenter la portée virale de sa campagne, on faisait des promos qui donnaient des chances supplémentaires de gagner tel ou tel truc-machin à ceux qui invitaient leurs propres amis à participer au dit-concours. Au début, ça allait. Tout le monde le faisait. Puis un jour, pouf! Tous ceux qui invitaient systématiquement leurs amis à participer se sont rapidement retrouvés bien isolés. Dans un contexte où eux-seuls bénéficiaient de la dite-invitation car lorsque tout le monde bénéficie du mécanisme, c’est une autre histoire. Mais c’était rarement le cas. Tout était bâtit en fonction d’une mécanique unidirectionnelle, très 1.0 quoi…

Heureusement pour ces gens-là, c’est à ce moment que Facebook est né. Du jour au lendemain, ces Témoins de Jérolas du ouèbe pouvaient enfin se reconstituer une banque « d’amis » à enquiquiner avec les milles et une applications qui fonctionnent de la même caltare de façon que ces vieux concours « send to a friend ». Tu télécharges le truc-machin, puis tu envoies à tous tes amis une invitation à télécharger la chose… jusqu’à ce qu’un jour, tes amis sautent leur coche et te banissent à nouveau de leur réseau. Mine de rien, on passe donc ainsi de l’époque du spam à celle du spami, c’est à dire l’art de spammer ses propres amis. Belle façon de tester la force des liens qui nous unissent ;-)

Bon, j’avoue avoir déjà vampiriser mes amis. Et d’avoir poké un ou deux potes. Quelques fois, il m’arrive de « poster » un lien qui comme par pur hasard amène sur mon blogue. Et évidemment, j’ai une dépendence morbide au Status Update… Bref, oui, dans cette perspective, il m’arrive donc de spamiser moi-aussi. Mais comme de plus en plus de gens sur Facebook, je constate que la suite de la chose ne réside pas autant dans la facilité de la plateforme à permettre à un usager d’innonder ses pairs de trucs dont ils ne veulent rien savoir plutôt de la facilité avec laquelle la plateforme permettra aux pairs de volontairement joindre l’application d’un tel. Ça l’air pareil, mais c’est toute la différence entre spamiser quelqu’un ou le séduire.

Dans le fond, si ça se trouve, c’est pas la technologie le problème plutôt que ceux qui l’utilisent. Pourquoi se donne-t-on le pouvoir de déranger ses pairs sur Facebook quand on ne dérangerait jamais ses vrais amis de la même manière dans la vraie vie? J’imagine qu’un jour, à force d’épuration, d’éducation ou de prise de conscience, la notion d’amis sur Facebook prendra son véritable sens. D’ici là, continuez à me spamiser. Ça me permet de tenir le compte des applications mentalité 1.0 qui sévissent sur le Réseau Élargi de l’Amitié Latente (le REAL)…

À tout hasard, pour les compulsifs ou ceux qui sont contre la chose, vous pouvez toujours devenir membre de ce groupe sur facebook. Et svp, n’allez surtout pas invitez vos amis à s’y inscrire ;-)

2017-03-26T12:10:32+00:00 Juil 23, 2008 @ 7:15|Categories: blog|Tags: , |2 Comments

2 Comments

  1. Normand Miron juillet 23, 2008 at 2:08

    ouenye, c’est sûr…

    Sauf que malheureusement, les zamis se sentent encore trop souvent obligés d’inviter TOUS leurs amis à jouer à telle ou telle nouvelle patente. Surtout, si ce sont eux qui l’ont développée ;-)

    Merci pour le lien!

  2. Boris juillet 23, 2008 at 1:31

    Les applications étaient des générateurs de spams.

    Désormais, Facebook a modifié l’algorithme de son news feed afin de minimiser le spam d’applications.

    Les interactions que nos amis ont avec leurs applications sont rarement publiées dans notre news feed.

    Voici un lien qui présente ce qui est affiché et ce qui ne l’est plus.

    http://www.new.facebook.com/privacy/?view=feeds

    Maintenant que le news feed limite son contenu, il est de plus en plus difficile pour les marques de propager leurs messages de manière virale.

    Facebook semblent prendre les moyens afin de pousser les social ads qui elles sont très visibles dans le news feed.

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