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Le chant du genou – Die Beredsamkeit

Die Beredsamkeit vocalises.ca

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Le rire, tout comme la musique, est un excellent moyen de contrecarrer la douleur. Une belle façon de les combiner est de chanter le Die Beredsamkeit de Haydn. Avec le rire, la libération d’endorphines a un effet analgésique et il réduit les niveaux de cortisol et d’adrénaline, détendant ainsi les muscles et abaissant la tension artérielle. Psychologiquement, il créé une rupture d’attention (le cerveau ne peut processer un genou qui hurle sa vie et un gars qui rit de tout son coeur en même temps!) et socialement, le fait de rire en groupe libère de l’ocytocine, l’hormone du lien qui a des propriétés apaisantes. 

Quand on pense à Haydn, on a en tête des pièces plus intenses, plus sérieuses, comme La Création. Mais selon le pianiste et critique Alfred Brendel, il est probablement le compositeur le plus drôle de toute l’histoire de la musique classique. Par exemple, le coup de timbale impromptu dans un mouvement lent de sa symphonie no. 94 (La Surprise) ou les musiciens qui quitte la scène un après l’autre après avoir jouer leur partie dans sa symphonie no. 45 (Les Adieux) pour signifier au Prince Esterhazy que ses musiciens souhaitaient rentrer chez eux.

C’est cet humour musical que l’on retrouve dans son Die Beredsamkeit ( L’Éloquence), une pièce chorale profane pour quatre voix (SATB) que je chanterai ce samedi lors du récital-examen de François Lukawecki à 14h, à l’église St-Matthias de Westmount (c’est gratuit btw).

Le texte est de Gotthold Ephraim Lessing poète et dramaturge allemand. Le poème, dont le premier vers est «Freunde, Wasser machet stumm» (« Amis, l’eau rend muet »), joue sur l’idée que le vin du Rhin rend les hommes éloquents. S’en suit un sympathique brouhaha musical où les voix s’entremêlent, comme dans une conversation de taverne sur les chances du Canadien de gagner la Coupe.

Loin de la coupe aux lèvres? Ich bin durstig ;) 

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