Le Requiem en do de Johann Joseph Fux est définitivement un des mes coups de coeur de la saison, et la découverte d’un compositeur que je ne connaissais (malheureusement) pas. Pas rancunier pour une cenne, Fux m’a doucement réconforté tout au long de cette longue convalescence hivernale, tapissée de merveilleuses oeuvres chorales dont celle-ci.
Contemporain de Bach et de Handel, Fux était reconnu à la fois par ses talents de compositeur mais aussi de théoricien. Son Gradus ad Parnassum – un traité sur le contrepoint – est rapidement devenu la référence en la matière pour ses contemporains et a inspiré des générations de compositeurtrices qui suivront.
Situé entre la tradition de la Renaissance (pensez Palestrina, son inspiration) et le baroque, on retrouve dans l’oeuvre de Fux le caractère de ces deux mouvements qui se fusionnent pour donner une oeuvre d’une grande sensibilité et d’une grande musicalité.
Car bien que son requiem a été longtemps éclipsé par d’autres, il n’a rien à se reprocher. Malgré une écriture cuntrapuntique dense, ça coule comme une caresse, entre autre par la beauté musicale des solos qui viennent introduire les deux premiers mouvements de son requiem en do que nous ne chanterons ce samedi 10 mai, K51 désignant les deux premiers mouvements : Introitus et le Kyrie qui selon l’avis de mon genou, et le mien, est la plus belle partie de ce merveilleux requiem.
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