Retour sur le 50e de l’Alliance chorale du Québec

Photo : Ludwig-van.com
Dimanche dernier avait lieu le Gala du 50e de l’Alliance chorale du Québec qui allait clôturer une année complète de célébrations et d’activités liées au 50e anniversaire de l’organisme culturel.
J’y étais.
En fait, ma première sortie publique depuis mon opération du 17 décembre dernier, une arthroplastie complète du genou droit. Chambranlant, certes, mais ni la douleur ni les nuits blanches n’allaient m’empêcher d’aller prendre cette vivifiante plongée dans le monde choral.
Tout le gratin était là.
Ça m’a fait réaliser que très peu d’activités nous donnent l’occasion de nous réunir et d’échanger. Comme me disais un jeune chef présent à l’événement, “c’est l’fun, y a plein de personnes qu’on ne connait que par leur photo Facebook, mais là, on peut les voir en vrai, et échanger avec elles.”
Moi qui vient du monde publicitaire où plusieurs concours donnent l’occasion aux marketers de se rencontrer, je n’avais pas réalisé que c’était une toute autre réalité dans le monde choral. Les sous sont pas là, j’imagine.
Après-midi très chill. C’était fait sans prétention, mais avec efficacité.
J’ai eu l’occasion de gravir la scène (une seule marche, mais avec une canne et un genou enflé, ça peut prendre l’allure d’un Mont Everest) deux fois plutôt qu’une. La première, pour accepter en son nom, le Prix Choriste attribué à Jean Jeukens, un collègue B2 des Sainte-Anne Singers. Pendant que monsieur se faisait chauffer la couenne dans le sud, je suais ma vie pour aller chercher son trophée, et surtout, éviter de foutre le camp par terre avec, en retournant à ma place. Bravo Jean, tu le mérites totalement. Voici la capture vidéo de mon petit mot.
Deuxième montée sur scène, à notre grande surprise, et gros bonheur, le Choeur expérimental du Canada s’est mérité le prix Relève. Après un an d’existence à peine, je crois qu’on démontre que la mission de ce choeur joue un rôle pertinent dans l’écosystème choral canadien. On en est qu’au tout début, hâte de voir la suite.
J’en profite pour saluer le personnel de l’Alliance et les membres du C.A. qui ont piloté le dossier, en particulier l’énergique Louise Rousseau. Que de chemin parcouru depuis ce lunch-brainstorm où elle me partageait les bribes de ses idées d’activités de célébration et ma jasette avec Roxanne Croteau en janvier 2025.
J’ai également apprécié les capsules vidéo hebdomadaires où des sommités du monde choral ont livré à tour de rôle leur vision du chant choral et son effet sur elles. J’ai d’ailleurs moi-même produit une capsule vidéo où j’en ai profité pour faire remarquer qu’une chorale pouvait être un environnement de croissance et de réalisation personnelle tout à fait pertinent pour une personne différente. Comme un asperger. Comme moi.
J’ai commencé le chant choral sur le tard. Mais je me reprends. Juste cette saison, je m’affaire déjà à travailler le matériel de deux choeurs (Sainte-Anne Singers et NEV Renaissance) et 3 choeurs-témoin (examen final de Madeleine Landry, Olivier Gaudet et François Lukawecki). On parle aussi d’un concert avec le Choeur expérimental du Canada en juin, et Roseline Blain m’a invité à me joindre à la Société chorale du Plateau (choeur du Plateau-Mont-Royal, Gaïa, Phoebus) pour la performance Expositions sonores à la Fonderie Darling le 30 mai prochain où on chantera le Spem in alium de Tallis, mon rêve (j’ai parlé de cette oeuvre phare dans ce billet). Enfin, je participerai au camp choral estival du Domaine Forget en août, où j’aurai le masochiste plaisir de me frotter à Poulenc et Britten sous la bienveillante direction de Roseline, accompagnée de Rosalie Asselin. Ça va être trop chouette!
Bref, pour contrer le mal de genou, je me donne pas mal de mal sur d’autres défis ;) Et c’est là que je réalise tout le chemin parcouru à l’aube de cette huitième année de chant choral. On est loin du 50e de l’Alliance chorale du Québec, mais pareil ;)
Laisser un commentaire