Je sais pas pour vous, mais moi, après un concert, je sens toujours un petit deuil. Cette fois-ci, le deuil est triple, puisque le weekend dernier avait lieu back à back trois générales et trois concerts. Et parlant de deuil, ça tombe bien puisque que parmi les trois programmes, figuraient du beau requiem : celui de Mozart (Dies Irae et Confutatis – 2 fois pour ce dernier), mais aussi le magnifique In remembrance d’Eleanor Daley, et le ludique Dies Irae de Trotta.

Deux univers totalement différents. Le premier, celui de Daley, est une de mes pièces préférées ever. Un espèce de Lacrimosa, mais du point de vue très optimiste de la personne qui est partie. Car partie où? Tout partout! Dans le vent, dans le reflet des flocons de neige, dans l’ondée matinale, mais surtout pas dans ce cercueil 6 pieds sous terre où git son enveloppe humaine. 

Durant ma convalescence, je ne sais pas combien de fois j’ai écouté en loop cette pièce dans le nombril de la nuit. Do not stand at my grave (my knee dans mon cas), I am not there. I did not die.

Le second extrait d’un requiem, le Dies Irae de Michel John Trotta, m’a laissé a priori sceptique. Notre chef avait beau dire qu’on devait exprimer la colère, sorry, cette musique pour moi, est tout sauf fâchée. Même les bouts supposés exprimer la colère sont plus bédéesque que prenant. Et anyway, essaie donc d’avoir l’air en crisse quand tu défiles e texte en latin à toute allure, avec chaque syllabe en stacato sur des notes plutôt hautes. Ceci étant dit, j’étais content de la découvrir et elle est très plaisante à chanter.

Mais plutôt que de plonger dans ma collection de Requiems pour venir à bout de ce triple deuil, je vais plutôt plonger allègrement dans mon prochain programme, celui des Sainte-Anne Singers qui sera présenté ce dimanche 3 mai à 15h à l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal sur l’île Perrot.

POUR LIRE ET ÉCOUTER LE CHANT DE GENOU DEPUIS LE DÉBUT DE LA CHRONIQUE, CLIQUE ICI. 

POUR LIRE LA PROCHAINE, CLIQUE ICI.